Certains conteurs parlent, d'autres notent...
mercredi 25 mai 2011
mardi 26 avril 2011
Réunion autour de la diffusion
Première rencontre sur Paris le jeudi 24 mars 2011
Cette réunion sur la diffusion du conte était constituée de Marien Tillet, Karine Nazel Noury, Catherine Zarcate, Claire Perricard, Antonietta Pizzorno, Jacques Combe, Thérésa Amoon et Hélène Palardy.
Ce sont les artistes eux-mêmes qui se prennent en main pour questionner la diffusion de leurs propres œuvres plutôt que de laisser faire des programmateurs, des diffuseurs ou des directeurs de structures entre eux...
La finalité de ce grenelle : D’abord de repérer précisément les dysfonctionnements, d’en trouver les causes, de tenter de les corriger autant que faire ce peux. Que la diffusion «fonctionne mieux» pour augmenter le nombre et la variété des spectacles qui sont programmés, qu’ils aient une meilleure visibilité.
Tour de table
Question pour tous : Pourquoi on est là ? Pourquoi on est venu à la réunion ?
- Frustration, désamorçage de la pompe, circulation des informations (frustration générale)
Les 1ers constats montrent que la diffusion part dans tous les sens ! Chacun fait à sa manière, d’une façon personnelle, et qu'elle pose question pour tous ou presque
- Poser la question de la diffusion par rapport au statut : auto entrepreneur ? Intermittent ? Cela renvoi à la visibilité du conte en France
ll peut y avoir, à la fois, une réelle frustration de ne jouer qu’une ou 2 fois par ci par là et une dé professionnalisation si on ne programme pas assez son travail. (manque de cachets).
Témoignage : «Moi j’ai un «petit» agent qui m’assure quelques cachets et qui a beaucoup de conteurs. Le spectacle que je crée il y a la difficulté de le faire connaître, pour le «lancer», pour se créer une petite tournée, au lieu d’aller juste 1 journée ici ou là…»
- Notre spécificité à nous conteur c’est qu’on a 5 ou 6 spectacles qui peuvent «tourner» simultanément à contrario des comédiens.
La diffusion d’un spectacle dans un théâtre avec un technicien c’est difficile ça ne tourne pas. Il y a des spectacles de qualité, plébiscité par beaucoup qui pourtant ne tournent pas à cause de ça et ne sont joués que 2 fois.
- Nécessité d’une circulation de l’info dans les deux sens : du conteur aux programmateurs et des programmateurs entre eux.
Témoignage - «J’avais un agent jusqu’à l’année prochaine…»
- Un agent oui mais de la frustration aussi...parce que normalement un agent ça se déplace, ça amène un réseau, ça devrait être humain.
Avec l’agent il manquait un partage artistique, ce qui peut naître de l’inventivité d’un rapport avec le lieu et l’artiste a été perdu. Un sentiment d’être un produit à vendre.
Il faut faire attention aux agents qui sont une agence de commerce.
Quel lien entre la formation des conteurs et l’insertion professionnelle ?
- Les écoles de théâtre, de danse, de cirque accompagnent les jeunes pousses. Mais dans le conte nous n’avons pas «d’écoles» encore moins d’écoles «qualifiantes»
La création d’une «école nationale» concoure toujours à la reconnaissance d’un métier.
- Quid des «plates formes» et des «journées professionnelles» ?
Est-ce qu’un conteur est un artiste qui fait son boulot d’artiste et qui a besoin d’un pro de la diffusion ? Ou bien est-ce qu’on se pose comme un artisan qui fait tout ?
Nous sommes dans une profession qui appelle à différents corps de métiers : artiste, diffusion, production… et être tourneur pour soi est plus difficile que de l’être pour les autres.
- Et sur la pertinence des lieux en rapport aux formes que l’on propose ? La question de la diffusion est très en rapport avec les lieux et les différents réseaux. On est plus «passeur de répertoire» dans des bibliothèques.
Témoignage : «Ou t’es conteur de bibliothèque ou t’es conteur de plateau !
- Changer de réseau alors ? Le métier de conteur permet d’être des 2 bords...
- Questionner la diffusion c’est questionner pourquoi je fais ce métier. On ne le fait pas uniquement pour son plaisir personnel comme les amateurs, mais parce qu’on pense aussi que sa parole a un sens collectif.
Une coopérative artistique ?
Témoignage- «Pourquoi pas créer un lieu dédié au conte c’est ce que je voudrais… une coopérative artistique.»
Une formation de porteuse de projet, peut ouvrir une case dans son esprit, ce serait un endroit où on peut venir travailler.»
- Faut-il un super carnet d’adresses ?
Colonnes pour mesurer l’utilisation de son temps : artistique 45 %, administration 55 %.
- S’occupe de tout, fiches de paie, etc., mais reprend à mi-temps à l’éducation nationale pour survivre.
En Suisse, les termes ne sont pas en opposition, les conteurs ont d’autres métiers.
Bascule dans le régime général, mais reste malgré tout conteur pro.
- Suite à l’histoire d’une compagnie de conteurs, il semblerait qu’une fédérations d’associations serait meilleure à envisager.